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Tribune de soutien à nos agriculteurs

Tribune de soutien à nos agriculteurs

Face à l’urgence des crises sanitaires, économiques, sociétales et climatiques qui accablent le monde agricole, il est impératif que nous agissions avec détermination.

Ces femmes et ces hommes, paysans, agriculteurs, qui incarnent
notre patrimoine, notre identité et notre ADN, sont au cœur de notre action pour faire face à ces défis.

Mon engagement pour l’agriculture, enraciné dans la réalité rurale de ma circonscription en Côte d’Or, au cœur de la ferme France, me conforte dans la conviction profonde d’agir avec responsabilité et d’interpeller le Gouvernement.

La situation est grave.

Le report du Pacte d’orientation pour le renouvellement des générations en agriculture suscite des inquiétudes légitimes.

Les agriculteurs n’en peuvent plus de la suradministration, ils ont besoin de retrouver de la visibilité et de la confiance dans l’avenir.

Cessons de surtransposer au niveau national les normes européennes.

Ils nous le rappellent aujourd’hui dans un vaste mouvement européen de contestation légitime.

Soyons francs et directs, arrêtons d’emmerder les agriculteurs !

L’importation de nombreux produits en provenance de pays où les normes sanitaires et environnementales sont trop peu exigeantes est une concurrence déloyale insupportable.

Notre production agricole biologique subit de plein fouet l’inflation et un manque de soutien financier des pouvoirs publics.

La situation de l’élevage pour la production de viande et de lait est tourmentée par les prix et le manque d’attractivité pour reprendre les exploitations.
Comment assurer au mieux le renouvellement des générations et transmettre les exploitations en attirant les jeunes générations, alors que leur travail paie peu ou trop peu, voire pas du tout ?

Il est grand temps de mettre fin à ces dysfonctionnements qui portent préjudice aux agriculteurs.

Il est temps d’assumer des mesures d’exception pour soutenir le secteur agricole français.

Pas d’interdiction ou de taxation supplémentaire sans alternative : qu’il s’agisse de la taxation du gazole non routier (GNR) ou de l’autorisation de certains produits phytosanitaires (la suppression pure et simple de certaines matières actives sans alternative détruirait de nombreuses petites filières comme la moutarde, la cerise et bien d’autres).

Notre agriculture française est exceptionnelle, reconnue à travers le monde pour sa qualité et son haut niveau de sécurité sanitaire, exportatrice de ressources et créatrice de richesse pour tous les Français.

Nous lui devons beaucoup.

Les aléas, les intempéries, la pression sanitaire, les sècheresses et la gestion de l’eau, qui nécessite un débat apaisé pour un partage équitable et durable, sont autant de difficultés auxquelles font face quotidiennement les agriculteurs en s’adaptant, en innovant avec agilité.

Pour les épauler, les Chambres d’Agriculture, véritables bras armés du monde agricole, doivent disposer des moyens nécessaires pour les accompagner et être intégralement associées aux décisions. Elles sont un pilier fondamental sur lequel repose l’avenir de l’agriculture française.

N’oublions pas non plus l’ensemble des organismes professionnels agricoles, les coopératives, les syndicats et toutes celles et ceux qui agissent en amont et aval et qui forment un écosystème en interaction permanente.

Certaines Régions ne facilitent pas suffisamment le développement des projets de diversifications agricoles nécessaires comme la méthanisation ou l’accompagnement à la mise en place de réserves d’eau.

Accompagnons l’agriculture de manière pragmatique et non dans une logique de dogmes politiques, apportons des solutions plutôt que des injonctions populistes pour faire de la récupération politique.

Nous avons la possibilité dans les prochaines semaines de façonner un cadre législatif qui ne se contente pas que de répondre aux besoins actuels, mais qui prévoit également un avenir agricole résilient, équitable et efficace.

Par notre engagement et notre action en faveur de l’agriculture, faisons le nécessaire pour maintenir la France au premier plan sans laisser aucun agriculteur dans la détresse.

Nous arrivons à un tournant décisif pour l’avenir de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire et j’ai pleine confiance en Gabriel Attal, notre Premier ministre, pour faire bouger les lignes et impulser des transformations bénéfiques
pour ce secteur.

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